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Tournée européenne du Werken, Victor Ancalaf

Page d'accueil MAPUCHE

Un Werken Mapuche à Toulouse le 3 juin 2008 !

Qui est Victor Ancalaf Llaupe ?

 

Présentation de Victor Ancalaf LLaupe
Dirigeant des communautés mapuche de Collipulli (IXe Région du Chili)

Victor Ancalaf est originaire de la communauté Chion Lafkenche, dans la commune de Collipulli, région de San Jorge (IXe région). Sa communauté vit actuellement sur des terres récupérées en 2000, après une forte mobilisation des communautés de Collipulli.

En décembre 1997, dans le secteur de Lumaco, un convoi de camions de l'entreprise Forestal Bosques Arauco est attaqué par un groupe de Mapuche. Les communautés de Pichilonkoyan et de Pilinmapu revendiquent cette action. L' impact médiatique fait la une de la presse.

A Tirùa, à Traiguen, Collipulli, los Alamos, les communautés prennent la décision de suivre l'exemple.

C’est dans ce contexte de conflits que Victor Ancalaf apparaît comme l’un des “durs” du conflit mapuche pour la récupération des terres.

Au début de 1998, le président de l'époque, Eduardo Frei, en visite dans la localité de Mininco est interrompu dans son discours par un jeune Mapuche, Victor Ancalaf, accompagné d’autres comuneros qui, face à la presse et aux caméras de la télévision, interpelle Eduardo Frei en déclarant : " Nous, les Mapuches, nous vivons depuis des centaines d'années sur ces terres et aujourd'hui, nous sommes en train d'en être expulsés et nous sommes marginalisés, nos droits sont bafoués par les entreprises multinationales avec la complicité d'un gouvernement dit démocrate qui œuvre avec les usurpateurs" "Frei ! il ne faut pas que tu oublies que tu es en territoire mapuche " termine le werken en regardant le président. C’est la première apparition publique de Victor Ancalaf.

En décembre 1998, dans la localité de Tranaquepe a lieu une Rencontre des Communautés qui donnera naissance à la "Coordinadora Arauco–Malleko” (CAM,) une organisation de base qui sera gérée par un Collectif de Lonkos qui va nommer comme Werken (porte-parole) deux jeunes Mapuche : José Huenchunao, werken pour la région de Arauco, et Victor Ancalaf pour la région de Malleco.

Pendant deux ans, de 1998 à 2000, Victor Ancalaf participe à des récupérations de terres dans différentes zones géographiques de Gulumapu en ayant pour stratégie : occuper, résister et produire. L’important étant d’occuper concrètement les terres pour faire pression sur le gouvernement et les entreprises forestières et exiger la restitution de leurs territoires.

En mars 2000, il participe à une occupation du Tribunal de Collipulli avec trente Mapuche pour protester contre l’emprisonnement de plusieurs dirigeants et membres de communautés en conflit, qui se revendiquent prisonniers politiques. L’occupation du tribunal se termine de façon pacifique mais le ministre de la Cour d’Appel de Temuco, M. Lenin Lillo, les accuse de séquestration Victor Ancalaf est arrêté et mis en liberté provisoire en attente d’être jugé.

En 2001, Victor Ancalaf quitte la CAM avec un groupe de Longkos de la région de Collipulli en raison de divergences sur les stratégies de récupération de terres. Victor Ancalaf proposait le dialogue avec des organismes de l’Etat s’il existait des possiblités de récupération de territoires par des voies légales, ce qu’a toujours refusé la CAM. Victor Ancalaf manifeste son opposition aux actions volontaristes de la CAM.

En 2002, en tant que Werken de la Coordinadora des Communautés de Collipulli, il va négocier avec la ministre du Mideplan, Alejandra Krauss, pour récupérer des territoires occupés par la Forestal Mininco et des propriétaires terriens privés. Un accord est signé avec la ministre, et c’est ainsi que les communautés de Collipulli vont récupérer près de 3 000 ha dans les propriétés Rucañanco, San Jorge (Mininco), Granaderos, Pemulemu et Ginebra, etc.

La CAM (Coordinadora Arauco-Malleco) va dénoncer publiquement V. Ancalaf pour avoir négocié avec le gouvernement. Victor Ancalaf ne répond pas à cette dénonciation mais, entre l’année 2002 et 2003, il va participer à la défense du territoire Pewenche menacé par la construction du barrage de Ralco dans la zone du Haut Bio-Bio, projet de la multinationale espagnole ENDESA accepté par le gouvernement chilien.

Finalement, Victor Ancalaf est arrêté le 6 novembre 2002 et est accusé d’incendie terroriste du camion de l’entreprise Endesa à Ralco et condamné à 5 ans et un jour de prison. Le 22 novembre 2004, la Cour Suprême de Justice refuse le recours déposé par son avocat Sergio Fuenzalida.

Il est accusé d’avoir provoqué des incendies de matériel de l’entreprise Endesa, le 21 septembre 2001 et les 3 et 17 mars 2002.

En mai 2005, une plainte est déposée par son avocat à la Comisión Interamericana de los Derechos Humanos de l’OEA, avec le soutien de 71 représentants de différentes organisations et d’identités territoriales mapuche de Santiago et de différentes régions de Wallmapu. La plainte dénonce l’application de la loi antiterroriste dans le procès de Victor Ancalaf. La CIDH reçoit plusieurs lettres d’organisations de défense des droits de l’homme qui condamnent l’application d’une législation illégale qui a permis la condamnation de Victor Ancalaf. La plainte déposée par l’avocat Sergio Fuenzalida demande la suppression de la loi antiterrorista n° 18-114 toujours en vigueur au Chili.

Victor Ancalaf a purgé sa peine à la prison de El Manzano (Concepción) jusqu’à la date du 13 mars 2007.

Extraits de son entretien avec la revue Mapuexpress, à sa sortie de prison :
Víctor Ancalaf: “Toujours, je serai au service de notre peuple, de nos Communautés ” 

 

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